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Bien que les points de contrôle seront levés à partir du 9 juin 2020, et afin de continuer à protéger les aînés et les personnes vulnérables d'Eeyou Istchee, les communautés cries restent fermées aux non-résidents jusqu'à nouvel ordre.

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La rivière Broadback vue autrement

Récit d'une aventure en canot sur la majestueuse rivière Broadback

 

Nicolas Dagenais est passionné d'expédition en canot depuis son adolescence. Des grosses rivières au Québec, il en a navigué plusieurs. Mais celle qui lui a fait vivre l'une de ses plus belles expériences à vie, c'est la rivière Broadback. Longue de 451 kilomètres, la Broadback a tout pour séduire les aventuriers : rapides, dénivelés, chutes, lacs et paysages à couper le souffle. Mais cette large rivière demeure indomptée, fougueuse et sauvage. Toute expédition sur ces eaux demande de l'expérience ainsi qu'une préparation méticuleuse et exemplaire.

 

Quand ces conditions sont réunies, la Broadback devient un incontournable des aventures en canot-camping au Québec. Il faut compter une trentaine de jours pour la parcourir du début à la fin. Ce mois permet de voir son évolution. D'une petite rivière, elle devient tranquillement aussi large qu'un fleuve dont les points culminants sont les 100 derniers kilomètres. Comme pour récompenser les aventuriers, la Broadback offre alors ses plus gros rapides et la chute Tupatukasi, haute d'une trentaine de mètres. De quoi impressionner même les plus habitués!

 

« C'est tout simplement mon endroit préféré sur cette planète à ce jour. »

 

Parce qu'il est impossible d'enregistrer chaque détail de cette imposante rivière lors d'une unique descente, l'aventure vaut la peine d'être vécue et revécue, selon Nicolas. Il prépare d'ailleurs sa troisième expédition pour l'été 2021.

Une aventure en plein cœur d'Eeyou Istchee Baie-James

 

Ce qui rend cette expédition unique, c'est aussi son isolement. Pendant les trente jours que durent la descente, les aventuriers sont comme seuls au monde. On n'y croise presque rien que l'humain ait construit. Cette distance permet de se connecter au territoire et d'être en parfaite harmonie avec la nature. C'est une fois en symbiose avec la rivière qu'on peut apprécier toutes ses particularités, beau temps mauvais temps. Parce que le soleil ne brille pas tous les jours, la pluie, le vent et les orages peuvent être à la fois magnifiques et terrifiants. D'où la nécessité d'être bien préparé! Une telle expédition offre la chance d'être aux premières loges des spectacles de la nature. C'est la raison pour laquelle, peu importe la météo, cette rivière demeure une perle du territoire, selon Nicolas.

 « C'est rare un trajet d'environ 30 jours qui aura autant de rapides que l'on peut descendre avec les canots ouverts, sans trop de portage. C'est juste l'endroit rêvé et accessible sans hydravion pour pratiquer notre passion durant un mois. »

La rencontre avec la communauté crie de Waskaganish

 

Le clou de l'aventure en canot, c'est l'arrivée dans la communauté crie de Waskaganish. Les deux fois qu'il y est allé, Nicolas y a reçu les plus beaux accueils de sa vie et y a rencontré des gens authentiques et fiers de leurs racines. Il n'y a pas plus belle façon pour boucler une aventure de trente jours sur la rivière Broadback que d'être reçu par la communauté, partager un repas avec les habitants et participer à un atelier d'artisanat traditionnel. Parce que les richesses d'Eeyou Istchee Baie-James ne sont pas seulement ses paysages; ce sont aussi ses habitants, leur culture et leur histoire.

 

« Sur la rivière, on est sur les traces des ancêtres des personnes qu'on rencontre à Waskaganish. Cette connexion est magique lorsqu'on leur parle de ce qu'on a vécu. »

Ce partage est évidemment hautement formateur et marquant pour les jeunes canoteurs qui suivent des ateliers d'éveil aux enjeux autochtones au Camp Minogami. Pour eux, ces échanges avec la communauté de Waskaganish sont la cerise sur le gâteau après avoir parcouru le territoire cri. Le groupe s'assure toujours de connaître le nom autochtone de la rivière qu'il descend. La rivière Broadback est nommée Chistamiskau Sipi par la communauté crie. Cela signifie « la rivière aux eaux profondes ».

 

Mais, rassurez-vous, vous n'avez pas besoin de descendre les 451 kilomètres de la rivière Broadback en canot pour profiter d'un accueil chaleureux à Waskaganish.
Pour une visite guidée de la communauté, contactez Stacy Bear, agente locale de tourisme.
Pour pratiquer quelconque activité sur les terres de catégories 1 et 2, vous devez obtenir l'autorisation du conseil de bande.

Organiser votre voyage en canot sur la rivière Broadback

 

Cette aventure de canot-camping représente bien tout ce que la région a à offrir : l'hospitalité des communautés, l'histoire millénaire, la culture riche, la nature intouchée, les paysages uniques. Bien qu'il ne soit pas donné à tout le monde de vivre la rivière Broadback en canot-camping, d'autres options s'offrent à ceux qui veulent découvrir Eeyou Istchee Baie-James.

 

 

 « Eeyou Istchee Baie-James est un trésor pour les amateurs de sports de plein air. En plus d'être un très grand espace, c'est magnifique et l'air est pur. »

Nicolas Dagenais est moniteur et guide de canot au camp de vacances Minogami. Presque chaque été, Minogami organise cette expédition pour un groupe de jeunes formés et préparés spécialement pour la Broadback.

 

Les communautés cries demeurent fermées aux non-résidents jusqu'à nouvel ordre. Tous les services et attraits situés dans ces communautés sont ainsi inaccessibles pour le moment.

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